JE SUIS LÀ OÙ SONT MES PIEDS:
se recentrer dans sa pratique originelle

Au cours de notre parcours de sophrologue, nous aspirons comme tout un chacun à nourrir nos appétences, nos désirs d’évolution, nos motivations en allant nous former, en enrichissant notre pratique, en créant et en développant notre approche/sensibilité. Mais il apparait aussi chez chaque sophrologue un socle qui a fondé sa pratique sur lequel il y a tant à se nourrir pendant tout son parcours/sa carrière, et qui a été le point de départ pour lui : sa formation de base en sophrologie. Pour tout professionnel, quel que soit son métier, la formation de base recèle tant de richesses, dans son contenu mais surtout dans le vécu de son contenu.

Oui, lors de notre formation de base, nous avons fait la rencontre avec la sophrologie mais aussi avec nous même, nous avons découvert une technique, une méthode, nous l’avons acquis, mais aussi nous l’avons peu à peu incarné. Cette richesse du vécu laisse une trace indélébile, comme une ancre qui créé un repère, une sécurité.
Une formation de base marque l’empreinte de nos pieds dans la sophrologie.

Je suis là où sont mes pieds est une formule que j’ai inventée permettant de se ré-enraciner dans l’instant vivant et la place qui est la nôtre.

Ainsi, aussi longtemps que possible, nourrir nos appétences, nos désirs d’évolution, nos motivations peut se faire en revenant régulièrement sur les fondements de la formation que nous avons reçue afin de garder une référence, une attention, une présence à la manière dont nous avons éprouvé la sophrologie au cours de notre formation initiale, et savoir ainsi transmettre aisément aux autres notre propre vécu, notre propre expérience, notre culture de la sophrologie.

 

En accompagnement ou en formation, lorsque l’on répond à une question, partage notre regard, ou donne du sens à une pratique, puiser dans notre formation de base est très nourrissant en revenant à ce que nous ont dit nos formateurs, à nos vécus personnels lors de certaines pratiques, au terpnos apporté par nos formateurs, aux rencontres et alliances qui se sont créées avec nos collègues, à la découverte, la conquête, et la transformation de notre conscience.

Retrouver l’empreinte de nos pieds en utilisant les pratiques originelles, en partageant notre culture d’origine, et en puisant dans notre expérience passée est essentiel pour ne pas se perdre en route. Le parcours du sophrologue est long, il est communément admis qu’un sophrologue l’est toute sa vie, et ce, même s’il choisit d’arrêter, de bifurquer, de partir à la retraite, il sera sophrologue toute sa vie car la sophro s’imprègne partout dans nos vies, nos loisirs, nos relations, nos projets.

Il y a tant d’occasions dans une vie de sophrologue de se perdre, du fait de l’évolution importante que vit la profession par la multitude d’innovations, approches, applications qui y sont proposées par les sophrologues eux-mêmes mais aussi par les écoles ou les réseaux de sophrologues. Se nourrir de nouvelles compétences, nouvelles approches, est très important, en faisant évoluer sa pratique et son parcours grâce à elle, mais aussi régulièrement se référer à ses origines et aux fondements de sa formation initiale est important pour construire une marche puissante et solide.

 Je suis là où sont mes pieds, dans la pratique qui m’a fondé, marquant l’empreinte de mon métier.

Matthieu Wiart
Matthieu Wiart

Sophrologue, formateur, rédacteur, coach-consultant et coordinateur du réseau La Parenthèse

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Je suis là où sont mes pieds

Au cours de notre parcours de sophrologue, nous aspirons comme tout un chacun à nourrir nos appétences, nos désirs d’évolution, nos motivations en allant nous former, en enrichissant notre pratique, en créant et en développant notre approche/sensibilité. Mais il apparait aussi chez chaque sophrologue un socle qui a fondé sa pratique sur lequel il y a tant à se nourrir…

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