METTRE DU CORPS À L'OUVRAGE:
comment développer par sa pratique de nouveaux projets ?

Pour développer ses projets, l’expression « Mettre du cœur à l’ouvrage » signifierait se donner du courage, de la volonté, avec conviction et passion. L’expression « Mettre du corps à l’ouvrage » signifierait mettre le corps en action et l’impliquer.
Plus que la volonté (le cœur) c’est la présence (le corps) que nous pourrions activer, où il s’agirait alors de participer de nos mains, de construire notre propre matière, notre propre logis, qui prendrait vie là devant nous par notre pratique.

Ne dit-on pas « habiter son corps » pour parler de la conscience du corps ? Pourrait-on alors parler d’habiter son métier, d’habiter sa propre pratique, d’habiter ses nouveaux projets ?

Être sophrologue c’est découvrir les facettes multiples de l’être humain, et proposer des pratiques qui parlent de l’autre et qui parlent de nous. Elles parlent de l’autre car elles sont adaptées à lui, à sa problématique, à son besoin, à sa réalité objective, et elles parlent de nous car elles viennent d’une voix, d’une posture, d’un regard, d’une sensibilité qui nous sont propres. La rencontre du sophrologue et de son client crée à chaque accompagnement une pratique unique, et de cette pratique naissent des pistes, des élans, des questionnements, des réflexions, des idées, des certitudes, des incertitudes, des inspirations, des aspirations. 

Mettre du corps à l’ouvrage c’est investir pleinement sa pratique et découvrir en elle une source d’inspiration pour de nouveaux projets, c’est également vivre la présence de sa pratique faisant partie d’un maillage, d’une pierre d’un édifice, au sein d’échanges et de réseaux avec d’autres sophrologues. Découvrir qu’un mot, qu’un mouvement, qu’une respiration, qu’un échange, qu’une écoute, peuvent être mis en perspective auprès d’autres publics, structures, réseaux, et que des rencontres et des projets puissent s’allumer. 

En tant que sophrologues, nous apprenons à chaque personne que nous accompagnons, à sentir, ressentir, accueillir ce qu’elle vit durant la séance. Lorsque nous pratiquons avec nos clients, nous sentons la résonnance de nos mots, de nos mouvements, de nos postures, de nos silences sur l’autre et surtout sur ce que notre sophrologie lui procure (je dis notre sophrologie car elle est portée par notre terpnos logos, notre musicalité dans laquelle tout notre corps participe). Nous sentons ainsi comment notre pratique peut s’étaler, s’approprier un territoire, un public, un lieu, et prendre ensuite appui vers d’autres territoires, publics, et lieux.

En tant que sophrologues, nous sommes amenés à nous entraîner, à utiliser la sophrologie pour nous au fil de l’eau, à pratiquer seul ou avec d’autres. Nous écoutons par cela la diversité et l’intensité de nos sensations et évoluons avec, afin que la sophrologie soit un espace aussi à nous seul, en sentant la résonance des mots, mouvements, postures, silences proposés par un autre sophrologue ou par nous-même envers nous. Ce qui s’installe est ainsi notre propre chemin d’évolution corporelle, émotionnelle, mentale, avec, à la sortie de ces pratiques personnelles, des besoins qui émergent sur nos projets professionnels.

En tant qu’entreprenant, qualité nécessaire de tout sophrologue pour développer ses projets, il serait de bon ton de mettre du cœur à l’ouvrage, ainsi de se montrer passionné, dynamique, enjoué, déterminé lorsque l’on rencontre par exemple une entreprise, un médecin, un club sportif, un hôpital… afin que notre discours soit convaincant et qu’un projet se réalise. Si nous tentions de faire différemment en mettant du corps à l’ouvrage, que se passerait-il ?

En tant qu’entreprenant, il s’agirait alors de rencontrer une entreprise, un médecin, un club sportif, ou un hôpital, avec la sensation nous parcourant du sommet du crâne jusqu’aux bouts des orteils que nous sommes au bon endroit et que notre pratique peut s’y étaler avec aisance, confiance, et résonnance.

Le discours et la rencontre auraient alors du corps, solides et portés par la présence et la conscience élargie qui en dessineraient la forme, le poids, et le volume de l’ouvrage.

Que diriez-vous de ralentir les battements de votre cœur et de vos désirs un instant ?

Puis que diriez-vous de sentir dans la densité de vos sensations ce que vous indique votre pratique ?

Que diriez-vous alors d’elle dans son besoin de s’exprimer, de toucher et d’œuvrer dans le monde qui vous entoure ?

Mettre du corps à l’ouvrage va ensuite réactiver en fanfare les battements de votre cœur et animera des désirs ajustés et alignés pour développer de nouveaux projets.

A vos marques, prêts, corporalisez!

Matthieu Wiart
Matthieu Wiart

Sophrologue, formateur, rédacteur, coach-consultant et coordinateur du réseau La Parenthèse

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Mettre du corps à l’ouvrage

Pour développer ses projets, l’expression « Mettre du cœur à l’ouvrage » signifierait se donner du courage, de la volonté, avec conviction et passion. L’expression « Mettre du corps à l’ouvrage » signifierait mettre le corps en action et l’impliquer…

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